
18 September 2024
par Daniel St-Pierre
Le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec a dû prendre de nouvelles dispositions pour assurer le financement de la relance de la SÉME et de son désir de produire du gaz naturel liquéfié.
On se souviendra que la convention entre le ministère et les actionnaires de la SÉMER comportait des conditions très strictes. C`est le deuxième versement d’un montant de 4,5 millions de dollars, devant être versé au plus tard le 24 février 2024, qui a été retardé et replacé en 2024-2025 à la suite d’un nouveau décret ministériel et conditionnel à la signature d’un avenant à la convention le 26 juillet 2023.
Plusieurs exigences étaient liées à ce second versement, dont un rapport d’ingénierie détaillé, une mise à jour de l’échéancier et de l’estimation des coûts ainsi que des rapports d’analyse de risques complétés. Le premier versement de 1,5 millions de dollars, devant être déposé avant le 31 juillet 2023, avait lui aussi été repoussé au 8 avril 2024.
Par ailleurs, à la suite d’un travail de recherche de notre service de nouvelles, il a été possible de déterminer la dette de la SÉMER, information qui est gardée confidentielle depuis près de dix ans. En 2023, selon les états financiers de la Ville de Rivière-du-Loup, qui détenait alors 40 % des parts, un simple calcul nous permet de comprendre que le déficit de la SÉMER s’établissait à un peu plus de 14,2 millions de dollars, une hausse légèrement supérieure de près du million de dollars par rapport à 2022.
Malgré l’évidence, le président de la SÉMER et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup Michel Lagacé s’est refusé à tout commentaire sur le sujet. Quant au remboursement de cette dette, le politicien n’a pas semblé trop inquiet pour la suite des choses.