
1 August 2024
par Kévin Beaulé
Des centres de la petite enfance de la région négocient difficilement avec un manque criant d’éducatrices, accentué ces jours-ci par les vacances d’été.
Dans certains cas, les parents sont même invités, dans la mesure du possible, à prendre congé pour une journée ou plus afin d’éviter des bris de services. Les parents qui confient leurs enfants à la Villa d’Antonin du Centre de la petite enfance de Rivière-du-Loup ont notamment reçu un courriel dans les derniers jours.
Dans la missive, la direction confirme une « autre période de grande pénurie de personnel éducateur pour les semaines à venir, soit jusqu’à la fin août ». La situation est causée par le retour des enfants de leur période de vacances. Des éducatrices permanentes jouissent également d’une période de repos bien méritée. Pour leur part, des étudiantes venues frapper en relève retourneront très bientôt au cégep ou à l’université, mettant ainsi une pression énorme sur la direction afin de trouver des solutions pour éviter des bris de services.
Cynthia Dumont, directrice-adjointe de la Villa d’Antonin, demande donc aux parents en mesure de prendre congé avec leurs enfants de se manifester. Selon elle, pour chacune des installations, « une ou deux annulations permettraient d’offrir les services à l’ensemble des familles qui sont au travail et qui ne peuvent s’absenter ». Pour sa part, Patrick Dugas, directeur des finances et infrastructures, confirme que la situation est difficile pour tous les CPE du Québec et celui de Rivière-du-Loup n’y fait pas exception.
« Le courriel a été envoyé aux parents pour leur demander de nous avertir le plus tôt possible quand leurs enfants allaient être absents afin de faciliter la planification des groupes et s’assurer de gérer efficacement notre personnel », de préciser Patrick Dugas.
Des propos qui sont appuyés par Denis Blais, directeur général du CPE les Calinours dans le Témiscouata. Selon lui, plusieurs garderies à travers le Québec vivent avec les contrecoups liés aux vacances estivales.
Les commentaires de Denis Blais