12 June 2024
par Kévin Beaulé
Les promoteurs derrière le projet de SPA du Bas-Saint-Laurent ont décidé de lancer la serviette.
Notre service de nouvelles a appris que Marie-Ève Bérubé et Kevin Poitras, qui travaillent depuis plusieurs années à la construction d’une bâtisse sur un terrain dans le secteur Ouest de la ville de Rivière-du-Loup, ont décidé freiner leurs efforts dans la réalisation de leur projet. Ils proposaient un projet « clé en main » à toutes les municipalités du KRTB avec la création d’un OBNL qui venait, en tous points, répondre aux nouvelles exigences gouvernementales en lien avec le bien-être animal.
La Ville de Rivière-du-Loup, la MRC de Rivière-du-Loup ainsi que les villes de Pohénégamook et de Trois-Pistoles, entre autres, ont démontré beaucoup d’intérêt. Cependant, la réception chez les autres élus du territoire a été tiède, forçant les promoteurs à prendre une décision à contrecœur. Ils avaient déjà investi des sommes importantes, de leurs poches, dans les travaux préparatoires.
Marie-Ève Bérubé assure que le projet, évalué à près de huit millions de dollars, venait répondre à un besoin important dans la région. Elle avait fait ses devoirs pour favoriser la construction d’une bâtisse qui allait répondre aux normes, et ce, avec comme mentor la SPA de la Mauricie. La principale intéressée ne souhaitait pas d’un projet de moindre envergure, qui n’aurait pas permis de régler le problème dans son entièreté et qui aurait laissé bon nombre de municipalités « orphelines ». Elle a été déçue de constater le peu d’engouement chez certains élus, qui ont ciblé des coûts trop élevés pour expliquer leur désintérêt, sans nécessairement prendre le pouls de leur population.
La Ville de Rivière-du-Loup devra plancher sur un plan B
En parallèle, la Ville de Rivière-du-Loup planche déjà sur un plan B. En raison des exigences du MAPAQ, le projet sera mené par la Ville et la MRC de Rivière-du-Loup. Un terrain pour une éventuelle construction serait déjà dans la ligne de mire des élus.
Cependant, le nouveau projet, qui sera selon toute vraisemblance moins performant et au goût du jour, pourrait nécessiter des investissements importants, qui sera assumés par les contribuables.
Les commentaires de Mario Bastille