
13 February 2024
par Salle des nouvelles
Tout est au neutre à l’usine de biométhanisation depuis l’octroi, en juillet dernier, d’une subvention gouvernementale de plus de sept millions de dollars.
Les dirigeants de la SÉMER n’ont toujours pas reçu l’argent des instances gouvernementales. La commande des pièces qui permettront éventuellement à l’usine de produire du gaz naturel liquéfié n’a donc pas encore été effectuée, et ce, malgré les mois qui passent.
La raison est simple. Avant de voir la couleur de son argent, la SÉMER doit obligatoirement s’entendre avec un nouveau partenaire privé, soit Hydroméga, qui agira comme gestionnaire du projet. Il s’agit d’une condition essentielle imposée par Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation. Les négociations avec ce nouveau partenaire progressent, mais n’ont toujours pas abouti à une entente en bonne et due forme.
Selon Mario Bastille, maire de Rivière-du-Loup, lorsque l’entente sera conclue, l’argent promis par le gouvernement sera décaissé. La commande des pièces sera alors effectuée, mais il faudra alors prévoir des délais de plusieurs mois avant la réception et quelques mois supplémentaires pour effectuer des tests.
La première goutte de gaz naturel liquéfié pourrait donc se faire attendre jusqu’en 2025, voire même 2026. D’ici ce temps-là, les installations de la SÉMER continuent de brûler du gaz, mais accumulent les pertes financières.