
6 December 2022
par Daniel St-Pierre
Le reportage de l’émission Enquête de Radio-Canada « Une histoire qui ne sent pas bon », basée sur l’épandage de biofertilisants constitués de boues de fosses septiques ou de boues de vidanges d’étangs aérés servant au traitement des eaux usées municipales, a provoqué plusieurs réactions, tant dans la population en général que chez les groupes intéressés
L’agronome Philippe Dionne, de Saint-Paul-de-la-Croix, se désole de ce qu’il a vu dans le reportage, rappelant au passage que l`usage de ce type de fertilisant, constitué majoritairement d’excréments humains, ne concerne qu’un faible pourcentage d’agriculteurs. À son avis, le reportage a été éclairant non seulement pour la population mais aussi pour les agronomes.
Les commentaires de Philippe Dionne
Chez Campor Environnement, dont le siège social est situé dans le parc industriel de Rivière-du-Loup et qui récupère ainsi que transforme ce type de boues, le directeur général Patrick Gagnon a expliqué comment la matière passe de la récupération aux champs. Pour Patrick Gagnon, les paliers de gouvernement devront se positionner et revoir, s’il y a lieu, l’utilisation et le contrôle des biofertilisants.
Les commentaires de Patrick Gagnon
Rappelons que selon le reportage de Radio-Canada, ce type d’épandage est désormais interdit sur le territoire des États-Unis puisqu’il comporterait des risques pour la santé humaine.