
31 March 2020
par Gilles Lebel
Yvon Soucy dénonce le fait que les élus et les pompiers volontaires, qui ont perdu leur emploi régulier en raison de la crise de la COVID-19, ne soient pas admissibles à la Prestation canadienne d’urgence.
Pour toucher la somme de 2 000 $ par mois, un citoyen doit démontrer un arrêt complet de travail pendant 14 jours consécutifs et ne doit plus toucher aucun revenu. Le préfet de la MRC de Kamouraska et vice-président de la Fédération québécoise des municipalités soutient que les élus sont les grands oubliés dans cette mesure d’urgence.
Yvon Soucy cite en exemple deux conseillers municipaux à Sainte-Hélène-de-Kamouraska, qui ont récemment perdu leur emploi. En effet, ils n’ont pas le droit de faire une demande pour la Prestation canadienne d’urgence, car ils touchent une très faible rémunération d’à peine quelques centaines de dollars par mois pour occuper un siège de conseiller.
« Il y a plusieurs conseillers qui gagnent 100, 150 ou 200 dollars par mois pour sièger. Il s'agit donc d'un revenu. À Sainte-Hélène-de-Kamouraska, il y a deux élus qui ont perdu leur emploi en raison de la crise. Dans la situation actuelle, ils n'ont donc pas le droit à la prestation d'urgence en raison de leur petit salaire de conseil. C'est un non-sens », de dire Yvon Soucy lors d'une entrevue téléphonique.