25 June 2024
par Kévin Beaulé
La grogne se fait sentir dans le Témiscouata depuis l’annonce effectuée la semaine dernière par le CISSS du Bas-Saint-Laurent sur la fermeture du département d’obstétrique pour toute la saison estivale.
Émilie Desrosiers, chirurgienne-générale à l’Hôpital de Notre-Dame-du-Lac, a rédigé une lettre « coup de poing » adressée à la classe politique. Elle se dit très inquiète sur l’avenir des soins de santé dans la région du Témiscouata. Selon elle, l’avenir est particulièrement sombre pour le département d’obstétrique.
Les commentaires d'Émilie Desrosiers
Émilie Desrosiers croit qu’un sérieux coup de barre devra être donné pour assurer l’avenir de l’Hôpital de Notre-Dame-du-Lac. La pénurie de main-d’œuvre menace les activités quotidiennes du bloc opératoire et du département des soins intensifs. Des lits sont fermés depuis plusieurs mois… alors qu’il s’agissait d’une mesure temporaire. Plusieurs intervenants du milieu craignent le pire, mais évitent de sortir sur la place publique par peur de représailles en raison d’une culture du silence qui règne dans le milieu de la santé.
Les commentaires d'Émilie Desrosiers
Émilie Desrosiers n’est pas la seule spécialiste à s’inquiéter. Sa collègue Mireille Dionne, médecin-chef du service de périnatalité du Témiscouata, a également ajouté sa voix au débat, suscitant de nombreuses réactions sur les médias sociaux.
Pour leur part, les élus du Témiscouata ont dénoncé, par voie de communiqué de presse, la fermeture pour l'été du service d'obstétrique à l'Hôpital de Notre-Dame-du-Lac. Ils qualifient cette décision de « contre-productive » et d'« inacceptable ». Les élus témiscouatains demandent au ministre de la Santé et des Services sociaux de déployer rapidement une équipe volante nationale sur le terrain, tout en exigeant une implication rapide de la députée Amélie Dionne dans le dossier.