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31 May 2024

Témiscouata-sur-le-Lac : une séance du conseil sous haute tension

par Kévin Beaulé

La première séance ordinaire du conseil municipal de Témiscouata-sur-le-Lac depuis la sortie publique, en avril dernier, de Denis Blais à l’endroit de deux conseillers a eu lieu jeudi soir dans un contexte de haute tension.

La salle était bondée à pleine capacité pour ce grand retour, qui a été marqué par quelques confrontations entre le maire et Ginette Bégin, qui n’a visiblement toujours pas digéré d’avoir été exclue des séances plénières. La conseillère a notamment pris la parole à des nombreuses reprises pour questionner le maire sur différents sujets, roulant les yeux à quelques reprises pour exprimer son mécontentement.

La période de questions a également été longue et émotive. Certains citoyens, réclamant la réintégration des deux conseillers lors des séances plénières, ont même traité le maire de « dictateur ». La fin de la période des questions a été marquée par une intervention de Denis Blais qui a semé l’ire dans la salle, le maire utilisant l’expression « cracher sur la ville » pour décrire la façon d'agir de certains citoyens et de travailler des deux élus sous les projecteurs, soit Ginette Bégin et Étienne Deschênes.

Les commentaires de Denis Blais 

Denis Blais a confirmé que le sort de Ginette Bégin et Étienne Deschênes sera dicté par les experts du ministère des Affaires municipales. Des rencontres individuelles avec tous les élus sont prévues dans les prochaines semaines. Il s’agit de la première étape d’un processus de médiation qui pourrait éventuellement mener vers leur réintégration… si tout se déroule rondement. 

Les commentaires de Denis Blais 

Par ailleurs, Étienne Deschênes a saisi l’occasion pour laver sa réputation lors de sa première prise de parole de la soirée. Le conseiller soutient avoir contacté la Sûreté du Québec, qui lui a confirmé, en trois points, qu’il n’est nullement impliqué dans l’histoire d’envoi de documents au domicile de la directrice des finances, un geste jugé comme étant de l’intimidation lors de la conférence de presse du mois d’avril dernier. À ce moment, Denis Blais n’avait jamais accusé les deux conseillers d’avoir livré ces lettres, mais bien d’avoir contribué au climat de doute des citoyens envers la Ville.

Étienne Deschênes s’était néanmoins senti visé par ces allégations, d’où sa démarche auprès de la Sûreté du Québec. Il a également profité de l’occasion pour réitérer sa demande d’être de nouveau admis aux séances plénières.

Les commentaires d'Étienne Deschênes 

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