26 October 2022
par Salle des nouvelles
La mort de Louise Boudreau dans une Ressource intermédiaire de Saint-Cyprien en novembre 2021 a mis en lumière le manque d’aptitudes de certains préposés à gérer des cas lourds.
Dans son rapport d’investigation, la coroner Renée Roussel soutient que la dame de 56 ans est décédée d’une maladie naturelle. Cependant, les lacunes répertoriées dans le dossier indiquent qu’il pourrait s’agir d’un décès accidentel. Selon elle, si toutes les consignes avaient été respectées par la préposée aux bénéficiaires ou s’il y avait eu une personne d’expérience au travail lors de cette journée, la fin de l’histoire aurait pu être différente.
Renée Roussel juge que les connaissances, l’expérience, le jugement et la maturité sont des atouts nécessaires chez les préposés pour prendre en charge de lourdes responsabilités. La coroner appuie les sept recommandations de la conseillère-cadre en gestion des risques et de l’éthique, dont un âge minimum pour l’engagement d’un préposé ainsi que le déploiement, l’harmonisation ou la consolidation dans les établissements comme les Ressources intermédiaires de tout ce qui a trait à la Loi 90, qui porte entre autres sur l’administration des médicaments.
Rappelons que Louise Boudreau a été retrouvée sans vie dans son fauteuil roulant avec une ceinture présente autour du torse alors qu’il n’y avait pas de surveillance à proximité. Elle est décédée d’une bronchopneumonie d’aspiration après avoir été laissée seule bien au-delà du temps qui était permis. Le directeur des poursuites criminelles et pénales n’a toutefois pas intenté de procédures judiciaires dans ce dossier.