24 February 2022
par Kévin Beaulé
La vague conservatrice a déferlé dans la circonscription de Rivière-du-Loup/Témiscouata depuis l’arrivée au pouvoir du chef Éric Duhaime.
Au début de l’année 2021, le Parti conservateur du Québec comptait à peine quelques partisans dans la région. Douze mois plus tard, près de 1 200 personnes ont acheté en bonne et due forme leur carte de membre. Steven Ouellet, président de l’Association conservatrice dans Rivière-du-Loup/Témiscouata, confirme même que deux candidats ont déjà manifesté leur intérêt pour l’investiture en vue de l’élection générale de l’automne. Il ne ferme pas la porte à recevoir d’autres candidatures dans les prochaines semaines. Un comité de sélection, regroupant quelques membres, sera bientôt formé afin de chapeauter le processus d’investiture.
Steven Ouellet concède aussi que les membres, en très grande majorité, ont adhéré au Parti conservateur du Québec par opposition aux mesures sanitaires en lien avec la COVID-19. Il envisage aussi d’inviter très prochainement le chef Éric Duhaime, qui n’a toujours pas visité le KRTB depuis son arrivée à la tête du parti, pour qu’il s’adresse aux sympathisants régionaux.
La situation des autres partis dans le comté
Les prochaines élections générales au Québec auront lieu à l’automne. Les différentes associations politiques dans le comté de Rivière-du-Loup/Témiscouata semblent toutefois relativement au neutre à quelques mois du scrutin.
En toile de fond, l’avenir de Denis Tardif demeure nébuleux au sein des troupes caquistes. Il est sur la touche depuis plusieurs mois en raison d’ennuis de santé. Les dirigeants de la Coalition avenir Québec prônent d’ailleurs la discrétion sur l’avenir politique du député, élu sans équivoque en 2018.
Depuis la défaite de Jean D’Amour il y a quatre ans, le Parti libéral du Québec a perdu de son lustre dans la circonscription, disparaissant pratiquement du paysage politique régional. Aucune page n’est présentement active sur les médias sociaux et aucun représentant régional ne semble être désigné pour faire le point sur la situation libérale dans l’Est-du-Québec.
Dans le cas du Parti Québécois, Vincent Couture, président de l’Association régionale, assure qu’il est en mode préparation en vue des prochaines élections générales, mais il n’est pas en mesure de cibler une date pour une possible investiture dans le comté.
Contre toute attente, Québec Solidaire semble être le parti d’opposition le plus actif dans Rivière-du-Loup/Témiscouata. L’Assemblée générale annuelle aura lieu ce samedi en mode virtuel. Les membres adopteront notamment le calendrier d’investiture. Québec Solidaire n’a jamais caché son intention d’attirer Myriam Lapointe-Gagnon, porte-parole du mouvement « Ma place au travail », dans son giron en vue des prochaines élections. La principale intéressée avoue que l’univers politique, mais refuse de confirmer si elle a l’intention de se lancer ou non en 2022.