30 September 2021
par CIEL 103,7 FM
L’entrepreneur Mario Chapdelaine a décidé de sortir publiquement pour dénoncer l’attitude de certains fonctionnaires de la Ville de Rivière-du-Loup, qui bloquent son projet dans l’ancien orphelinat de la rue Fraser.
Dans une entrevue exclusive sur nos ondes, le réputé homme d’affaires Mario Chapdelaine a expliqué que depuis une vingtaine d’années, le Service de l’Urbanisme et des Travaux publics ont tout fait pour l’empêcher d’avancer dans la transformation des lieux en immeuble à loyer et condos de luxe. Malgré le passage de plusieurs élus dans quatre mandats différents, jamais ceux-ci n’ont réussi à faire bouger les choses.
Le dernier litige est plutôt récent et concerne l’immense terrain derrière le bâtiment de l’ancienne Maison du Sacré-Cœur qui s’étire jusqu’à l’Hôpital Saint-Joseph. En effet, le 28 octobre 2020, en présence de deux notaires, le promoteur a conclu une entente avec les fonctionnaires. Cette entente précise que son entreprise cède une parcelle dudit terrain, un accord qui permettra d’aller de l’avant avec son projet de condos.
À sa grande surprise, quelques semaines plus tard, une résolution est déposée à l’effet que la Ville demande au ministère de lui céder le terrain en entier. Plus tard, lors d’une rencontre, Mario Chapdelaine apprend que ni la mairesse Sylvie Vignet, ni le directeur général Denis Lagacé étaient aux faits de ce qui avait été conclu avec les fonctionnaires.
« Il y a toujours des embûches. Je ne sais pas si il faut faire partie des petits amis, mais moi, je ne fais pas partie de cette gang-là. Je vais être clair ici. Les fonctionnaires ont compris mon projet. Pourquoi il y a eu une autre résolution qui a été passée sans que le conseil ne soit au courant, sans que la mairesse ne soit au courant, sans que le directeur général ne soit au courant. Qui dirige la Ville au juste? », de dire l’homme d’affaires.
Si Mario Chapdelaine a négocié pendant une vingtaine d’années, sans trop faire de bruit, aujourd’hui, il sort de l’ombre pour raconter comment il aurait été persécuté par la Ville de Rivière-du-Loup. D’ailleurs, il demande des réponses aux élus, et ce, en toute transparence.
« Assez, c’est assez. Il y a quelqu’un qui pourrait mettre ses culottes à l’hôtel de ville et régler mon problème? Et s’il y a des personnes à tasser, tassez-les et ça presse. Si je suis obligé de sortir dans les médias, c’est à cause de la Ville qui me force à le faire », de conclure le promoteur.
Mario Chapdelaine n’est pas le premier à dénoncer les pratiques de différents services à la Ville de Rivière-du-Loup. Bernard Simard a multiplié les litiges et il est sorti à quelques occasions dans les médias, se disant victime d’acharnement. D’autres promoteurs, qui sont entrés en contact avec notre service de nouvelles dans les dernières années ont également tenu un discours similaire. Très peu osent le répéter publiquement, par peur de représailles.
Appelé à commenter le dossier, le Service des communications de la Ville s’est contenté de dire que par respect pour les promoteurs et les gens d’affaires qui présentent des projets, la Ville n’a pas l’habitude de commenter ces dossiers sur la place publique.