
21 January 2020
par CIEL 103,7 FM
Les parcs éoliens sont une véritable mine d’or pour les MRC du KRTB. Les municipalités sont évidemment celles qui retirent le plus de bénéfices des éoliennes, mais différents fonds ont été mis sur pied afin de redistribuer d’autres sommes importantes dans les communautés.
En plus des redevances qui sont versées aux municipalités partenaires, les quatre MRC du KRTB réinjectent, chaque année, d’autres sommes d’argent dans les communautés locales. À titre d’exemple, au Kamouraska, la MRC réinvestit 210 000 $ dans des projets d’infrastructures comme la Maison du Kamouraska, le marketing régional ou dans la confection de son schéma d’aménagement.
Dans la MRC du Témiscouata, la part régionale des profits pour les éoliennes, qui est environ de 750 000 $, est divisée en deux enveloppes différentes. Une première de 500 000 $ est attitrée pour les entreprises et les organismes sous forme de prêts. L’autre tranche de 250 000 $ sert à financer cinq corporations de développement local, comprenant chacune un agent de développement économique.
Dans les Basques, la part régionale des profits de 660 000 $ est également divisée en deux enveloppes. La première (environ 300 000 $) sert à compenser les municipalités en lien avec le Parc Éolien Nicolas-Riou (implantation d’éoliennes sur leur territoire, utilisation des routes). La deuxième enveloppe de 360 000 $ est utilisée par le parc industriel régional et prêtée à des entreprises du territoire. Les sommes restantes de cette enveloppe sont envoyées au CLD pour financer divers projets communautaires.
À la MRC de Rivière-du-Loup, outre les redevances aux municipalités partenaires, la MRC dispose de trois fonds : le Fonds de développement éolien, le Fonds de visibilité Viger-Denonville ainsi que la contribution régionale des parcs éoliens Nicolas-Riou et Roncevaux. Le Fonds de développement éolien de 190 000 $, qui est administré par le conseil des maires de la MRC, est réservé pour des projets à saveur communautaire comme la Maison Desjardins de soins palliatifs du KRTB, mais aussi culturel et sportif comme le Club de soccer le Mondial et le Festival aérien de Rivière-du-Loup. Pour sa part, le Fonds de visibilité de Viger-Denonville (25 000 $/année) est administré par trois délégués du secteur privé et trois de l'administration publique, qui décident à qui seront alloués les aides financières.
En conclusion, la MRC de Rivière-du-Loup semble la plus généreuse pour ses contributions autres que celles reliées au développement économique et communautaire. La population est en droit de se poser une question. Si ces montants provenaient de l’argent des taxes, est-ce que les citoyens accepteraient une telle générosité de la part des MRC?