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21 février 2019

Un rapport sur l'historique de l'usine de biométhanisation à Rivière-du-Loup

par Louis Deschênes

Crédit photo : Stéphanie Gendron

Appuyé par un rapport étoffé, le Réseau d'information sur les municipalités demande aux instances gouvernementales une enquête sur la SÉMER, gestionnaire de l’usine de biométhanisation.

Le document, qui a été envoyé à la Commission municipale du Québec, au Vérificateur général du Québec, au ministère de l’Environnement ainsi qu’au ministère des Affaires municipales, sera déposé jeudi soir en séance du conseil de la MRC de Rivière-du-Loup.

Quand le Premier ministre Stephen Harper et le maire Michel Morin ont annoncé la construction d’une usine de biométhanisation en 2010, ils étaient loin de se douter que 9 ans plus tard, les coûts des travaux et le déficit d’opération s’élèveraient à plus de 30 millions de dollars. Et encore moins qu’on serait toujours en attente de la production de la première goutte de gaz naturel liquéfié.

Voilà maintenant que l’étau se resserre sur les intervenants au dossier. Dans un rapport de 19 pages basé sur des articles et des entrevues avec les différents intervenants, le Réseau d’information sur les municipalités aborde cinq aspects majeurs, soit le choix d’une technologie et des acteurs du projet, les erreurs sur les études du marché, les retards, les conséquences financières et la gestion des échecs.

On peut y lire que le projet était contesté dès le départ dans une étude accablante qui vient dire que la biométhanisation était la solution la plus chère et la moins efficace. Le rapport met aussi en lumière que le partenaire choisi pour le projet, soit Terix Envirogaz, était le seul soumissionnaire et qu’il n’avait jamais construit d’usine de biométhanisation à ce moment.

Chiffres à l’appui, le Réseau d’information sur les municipalités rappelle que la collecte des matières putrescibles est bien en deçà des objectifs fixés au départ. Variant entre 2 000 et 2 400 tonnes depuis 2016, ce n’est pas moins que 25 000 tonnes par année qui sont nécessaires au fonctionnement à pleine capacité de l’usine.

De plus, le Réseau d’information sur les municipalités affirme dans le document que la construction de l’usine a plusieurs fois été reportée, puisque le projet avait été mal conçu. En conclusion, le rapport montre l’évolution des facteurs d’échec de la SÉMER.

Reste maintenant à voir si le Vérificateur général du Québec et les ministères ciblés interviendront, chose que les élus municipaux ont toujours refusé de faire jusqu'à maintenant. 

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